Le food-truck du festival
Avant de jouer, prenez deux minutes pour entrer dans l'histoire. Vous comprendrez mieux pourquoi chaque décision compte.

Six semaines pour être prêt
Dans six semaines, un festival ouvre ses portes. Votre équipe doit lancer un food-truck capable de servir vite et bien, dès la première minute du coup de feu, sans craquer sous la pression.
Un commanditaire vous confie le projet avec un budget serré et une exigence simple à formuler, difficile à tenir : ouvrir à l'heure, servir un maximum de repas sur le week-end, et le laisser fier de son food-truck. Tout commence au cadrage, où l'on choisit le menu et où l'on cale le stock au budget, en interrogeant le commanditaire sur son vrai besoin.
Le projet avance par comités de pilotage : on enchaîne la location du camion et la formation de l'équipe, on suit l'avancement, et à chaque comité un imprévu vient s'inviter. Un fournisseur qui flanche, une autorisation qui manque, un contrôle qui tombe mal : à vous de l'absorber si vous l'aviez inscrit à votre registre des risques, ou de le subir sinon.
Au jour J, le festival ouvre. Le résultat n'est plus une opinion : il se mesure. Et l'écart entre ce que vous aviez parié et ce qui arrive vraiment devient le meilleur sujet de débrief.
Les enjeux
Ouvrir à l'heure
Chaque imprévu qui frappe le chemin critique sans parade vous fait descendre d'un cran : de « Ouvert à l'heure, sans avoir couru » vers « Ouvert à l'heure, de justesse », puis « Ouvert avec deux heures de retard », et ainsi de suite jusqu'à six heures de retard. Ce retard ne se paie pas en reproches, il se paie en repas, de plus en plus cher à mesure qu'on descend : jusqu'à 60 % du service perdu au dernier cran. Certains coups durs tombent avant qu'on ait eu le temps de s'y préparer : sur ce projet, on ne joue pas la perfection, on limite les dégâts.
Servir jusqu'à 600 repas
Le compteur part de 150 repas et monte jusqu'à 600 : chaque bonne décision de cadrage, de planification et de pilotage en débloque 50 ou 100. Les 500 repas espérés par le commanditaire sont un résultat à aller chercher, jamais un acquis, et les gestes qui soignent la relation coûtent quelques couverts.
Satisfaire le commanditaire
De « furieux » à « ravi », sa satisfaction monte et descend selon votre communication et vos arbitrages.
Tenir l'enveloppe de 40 000 €
36 000 € sont déjà engagés au lancement : le camion, la cuisine, le stock de départ, l'emplacement. Il vous reste 4 000 € de provision, et c'est tout ce que vous pilotez vraiment. Chaque renfort, chaque achat de confort et chaque parade inscrite au registre s'y impute. Servir le plus de repas possible coûte plus que cette provision : quelque part, il faudra choisir.
Questions à se poser
- Quel menu permet de servir le plus vite pendant le coup de feu ?
- Quelles tâches sont sur le chemin critique, celles qu'un retard ferait déraper jusqu'au jour J ?
- Quel imprévu pourrait tout faire basculer, et lequel choisissez-vous de couvrir avant qu'il tombe ?
- Comment garder le commanditaire informé pour qu'il reste un allié, pas un juge ?
P. Marquet
Organisateur du festival, votre commanditaire
Karim
Chef de cuisine : la carte et la production
Camille
Équipière, au service
Sofiane
Équipier, au service
Ouvert à temps ?
Le retard se paie en repas : « Ouvert avec deux heures de retard » en garde les trois quarts, « Ouvert avec quatre heures de retard » un peu plus de la moitié, et « Ouvert avec six heures de retard » 40 %. Les deux autres paliers gardent tout.
Repas servis (objectif 500)
Satisfaction du commanditaire
Dépense engagée (enveloppe 40 000 €)
Le retard se paie en repas : « Ouvert avec deux heures de retard » en garde les trois quarts, « Ouvert avec quatre heures de retard » un peu plus de la moitié, et « Ouvert avec six heures de retard » 40 %. Les deux autres paliers gardent tout.
Ouvert à temps ?
5 paliers, du pire (« Ouvert avec six heures de retard ») au meilleur (« Ouvert à l'heure, sans avoir couru »)
Repas servis (objectif 500)
jusqu'à 600 repas
Satisfaction du commanditaire
5 paliers, du pire (« Furieux ») au meilleur (« Ravi »)
Dépense engagée (enveloppe 40 000 €)
enveloppe : 40 000 €



